Patrick Leugueun (27 ans) signera dans les jours à venir un contrat d'un an en faveur du Vannes OC. Le défenseur central espère se relancer après deux saisons difficiles à Guingamp.
Patrick Leugueun en bref. Né le 25 février 1981 à Yaoundé (Cameroun). 1,83 m ; 84 kg.
2001-02 : Bordeaux (L1), 1 match.
2002-03 : Bordeaux (L1), 1 match.
2003-04 : Istres (L2), 16 m., 1 but.
2004-05 : Istres (L1), 12 m.
2005-06 : Istres (L2), 24 m., 1 but.
2006-07 : Guingamp (L2), 22 m., 1 but.
2007-08 : Guingamp (L2), 5 m., 1 but.
Vous étiez en fin de contrat avec Guingamp. Pourquoi avoir choisi Vannes pour poursuivre votre carrière ?
Parce le club voulait absolument me recruter et que le discours de Stéphane Le Mignan m'a plu. Il m'a dit qu'il recherchait un joueur de caractère. Je lui ai répondu qu'il avait frappé à la bonne porte. Je ne suis pas Maradona mais je suis quelqu'un qui a pour habitude de tout donner sur un terrain. J'ai senti que Vannes avait besoin de moi, et comme moi j'ai besoin d'un club comme celui-là pour me relancer, on est vite tombé d'accord.
Vu votre parcours, vous deviez sans doute avoir d'autres propositions :
Effectivement, j'avais d'autres propositions de clubs de Ligue 2 et même de Ligue 1. Mais en L1, c'était pour êtle troisième ou le quatrième défenseur central. Ça ne m'intéressait pas de signer dans un club où j'avais très peu de chance de jouer voire même de ne pas figurer sur la feuille de match. Vannes a été le club qui s'est montré le plus convaincant. Depuis dix jours, les dirigeants n'ont pas arrêté de m'appeler. C'était limite du harcèlement (rires) !
Vous avez passé les deux dernières saisons à Guingamp. Quel bilan tirez-vous de votre passage dans les Côtes-d'Armor ?
Je suis déçu de ce qui s'est passé à Guingamp. La première année, j'ai rarement joué à mon poste. On m'a souvent aligné comme arrière droit. Je pense pourtant que j'aurais pu apporter quelque chose dans l'axe. Ensuite, la saison dernière, je n'ai presque pas joué en raison d'une blessure. J'ai souffert d'une pubalgie et je ne suis revenu qu'au mois de mars. Victor Zvunka m'a alors relancé, mais la saison était presque finie.
Victor Zvunka aurait d'ailleurs souhaité que vous restiez à Guingamp.
Je sais, moi aussi j'aurais aimé continuer à travailler avec lui. Quand j'étais à Bordeaux, il voulait déjà me recruter. En quittant Guingamp, mon seul regret est de ne pas pouvoir poursuivre l'aventure avec lui car entre nous, le courant passait très bien. Malheureusement, au club, ce n'est pas lui qui décide de tout.
Que connaissez-vous de Vannes ?
Rien du tout. On m'a juste dit que Vannes était une ville agréable, beaucoup plus vivante que Guingamp. En ce qui concerne les joueurs, je n'en ai côtoyé aucun par le passé.
Quelles seront vos ambitions avec le Voc ?
Personnellement, j'espère disputer un maximum de matches et aider Vannes à obtenir son maintien en Ligue 2. Les dirigeants ont l'air de vouloir bâtir une bonne équipe en recrutant des joueurs d'expérience mais également en s'appuyant sur une partie du groupe qui a obtenu la montée.
On vous sent optimiste.
Je le suis. Je pars du principe que si chaque joueur accepte de faire l'effort pour le petit copain, 60 % du boulot est déjà fait. Vous savez, j'ai connu une montée avec Istres (en 2004). À l'époque pourtant, personne ne nous voyait en Ligue 1. Dans l'équipe, à part Gravelaine et Courtois, il n'y avait que des joueurs inconnus, comme moi. Mais cela ne nous avait pas empêchés de briller. Je suis persuadé qu'à Vannes aussi, on peut surprendre.